jeudi 16 avril 2009

Il parait que les histoires d'amour, c'est comme les voyages en train...

...mais j'ai plutôt l'impression que l'endroit stratégique de tout bon processus amoureux serait plutôt l'aéroport. Je commence à me dire qu'il faudrait même que je prenne l'avion plus souvent.

Je vous explique le topo : dans a peu près toutes les productions cinématographiques à visée sentimentale, c'est invariablement au moment où l'héroïne décide de prendre le large et choppe un taxi (jaune, évidemment, puisqu'il parait improbable de vivre une histoire d'amour hors de Manatthan) pour se rendre à l'aéroport, que son super admirateur secret qui se meurt d'amour en silence depuis toujours décide de se faire violence et de sortir le grand jeu.

Une question me vient cependant à l'esprit : pourquoi ne pas se décider AVANT que la bien-aimée soit dans ce foutu taxi ???? Parce qu'évidemment, ça serait beaucoup moins drôle si l'amoureux transi ne devait pas s'embarquer dans une formidable course contre la montre, il ne pourrait pas bondir deux minutes après dans un taxi en hurlant "suivez cette voiture", et les spectateurs ébahis ne pourraient pas sentir leur coeur battre à tout rompre au moment où cet idiot est pas capable de se repérer dans les couloirs de l'aéroport pour dénicher la bonne salle d'embarcation. Dans le meilleur des cas il a réussi au passage a voler un bouquet de fleur qui permettra d'étoffe son numéro de séduction romanesque désespérée. Vous connaissez surement la suite, la pauvre cruche réalise subitement qu'elle ne peux vivre sans lui et ils reparent bras dessus bras dessous avec un sourire béat. Inutile de préciser que dans ce cas, on trouve peu d'objection à ce qu'ils ne vivent pas heureux pour l'éternité avec une foule de bambins en prime.

L'être humain est-il si friand de complexification qu'il se complait à se mettre dans des situations de crises insoutenables pour mieux jouir de l'après-crise une fois l'orage passé ? Ou est-ce moi qui regarde trop de films à l'eau de rose et qui commence à avoir une vision des relations humaines biaisée par ce bombardement quotidien de mièvreries livrées par le petit et le grand écran ?

Quoi qu'il en soit, ma nouvelle résolution est donc de passer plus de temps dans les aéroports, j'envisage même de simuler quelques départs impromptus pour espérer que cet élan mélodramatique feint suscite chez une foule de célibataires transis d'amour une envie irrépressible de me poursuivre pour me faire changer d'avis.


2 commentaires:

  1. faire semblant de se casser la gueule avec des hauts talons ça peut marcher aussi... parfois!

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  2. C'est lorsqu'on est tout fraîchement en couple que l'on voit s'amalgamer à notre quotidien des conglomérats d'opportunité amoureuses.

    Pourquoi ne pas feindre une telle accrétion de bons sentiments pour appâter l'histoire promise ?

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