vendredi 17 avril 2009

C'est quand le bonheur ?

C'est bien connu, l'être humain est condamné, pour je ne sais quels péchés archaïques non absous, à une éternelle insatisfaction. Bien que la quête du bonheur parfait reste donc aussi vaine que celle autrefois du saint Graal, nombreux sont ceux qui s'engagent dans ce combat sans merci.

Nous passons notre temps à nous projeter vers l'avenir, à voir plus loin, on aspire toujours à mieux, on cherche en permanence l'optimisation de notre condition précaire de Primates pseudo-évolués, et on se persuade que "demain, ça sera bien". Prenons un exemple universel : celui des relations de couple. La masse grouillante et frustrée des célibataires en mal d'âme-sœur vous criera combien la solitude est intenable, l'abstinence immorale et les couples écœurants . "Je serais tellement heureux(se) si...". Ce à quoi on ne réfléchis pas, c'est que l'on retrouvera peu après ces mêmes individus autrefois si avides d'interactivité amoureuse dans la catégorie largement représentée des personnes insatisfaites de leur relation de couple.

On nous décrit souvent comme des êtres "supérieurs" doués de cognition et conscience, mais au final l'Homo Sapiens Sapiens ne s'apparenterait-il pas plutôt à des crisses de maudits chialeurs ??

Les célibataires veulent un partenaires, les épouses veulent changer de mari, les blondes frisées veulent des cheveux sombres et lisses, les grands regrettent de ne pas passer plus inaperçu, les petites mettent des hauts talons pour compenser, les anorexiques aimeraient bien réussir à manger, les obèses feraient tout pour rentrer dans du 44, les enfants veulent grandir, les jeunes pensent à demain, les vieux regrettent avant-hier, les mourants s'accrochent à la vie, les suicidaires cherchent à se supprimer, la chaleur de l'été nous étouffe et nous fait suer, l'hiver glacial nous paralyse,...

Bref...On est jamais content !

Alors quand on s'est longuement persuadé que la clé du bonheur total réside dans le partage avec l'élu de notre corps (oups, lapsus révélateur...), évidemment une fois qu'un potentiel candidat pointe le bout de son nez, les choses sérieuses commencent. Au premier regard, un parfait inconnu peut sembler parfait. Mais une fois qu'on creuse ne serait-ce qu'un chouia, les choses se gâtent et un flots irrépressibles de défauts et imperfections jaillissent inévitablement de notre petite tête bien trop peureuse pour laisser sa chance à ce pauvre participant automatiquement déchu.

Je vous dirais, une fois qu'on est prévenu, il ne reste plus qu'à vivre avec, sans forcément tout faire pour avoir un grand sourire niais sur le visage 24/24, mais simplement essayer de vivre tranquillement le moment présent avec ce qu'il a a nous apporter, et surtout en toute conscience et acceptation de notre incapacité chronique au bonheur total et absolu pour l'éternité.

Amen

2 commentaires:

  1. du déssaroi de n'avoir personne à la crainte incessente de la perdre... (soupirs)

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  2. il nous faut juste toujours un but
    toujours un besoin d'évoluer sinon on s'emmerde ...
    c'est poche mais c'est comme ça

    ne plus avoir d'envies ça serait laid non ?
    aprés y a surement l'influence de la société mais ça c'est encore une autre question

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